Carré brut

Voici la brutalité, voici la violence
Voici le meurtre, voici les saloperies
Voici l’horrible et son jumeau l’horreur
Voici le monde torturé – ce malheur -
Voici là où je dois vivre

Je ne sais pas mourir
Par accident. Si triste.

Soleil Noir en mon âme

Passée l’ivresse des éblouissements
Mains et genoux contre terre
La pesanteur d’un vide coeur pèse
De tout son poids pesant

Des bouts d’estomac retourné
L’amère haleine crache alcoolisée
Dans la tête des vers asticotent
Tant et tant la cervelle
Où la matière s’abime
A très grande vitesse

D’une apnée en coquille
Pas une force valide
La démesure vomissure
Déchirure énorme
Elle, loque, bloque à ras.

Mot de faire

Ce vice sévissait adroitement dans les sévices de nos jeux très particuliers.

Ce vice me vissait adroitement dans les sévices de nos amours très particulières.

Sévices de fer, ce vice à faire par tous les mots possibles.

Epaisse flambée

De ces courants internes aux tumultes troubles
L’entropie – épaississement – va opaque
Paralysie progressive me crispe
Nos flammes ratatinées tout qui
Part à l’eau et vain entrain.

De ces lointaines embardées quand
Tout et n’importe quoi
Suscitait la vigueur de roulements
Séduisants d’absurdités séduisantes.

Jusqu’à ce qu’en éclats
Ensemble nous frottions
Nos paupières. Déjà.
Depuis longtemps
Marchand de sable
Nous avait mis sur la touche.